Élevages
Les élevages de l’agriculture biologique concernent les espèces animales les plus diverses. En Suisse, on s’occupe néanmoins surtout des bovins, des moutons, des chèvres, des poules, des poulets et des porcs. Leurs parts de marché varient fortement. Les vaches laitières, les vaches mères et les bovins d’engraissement restent les plus fréquents dans les herbages suisses.
L’élevage respectueux des animaux est le motif le plus souvent cité par les consommateurs pour l’achat de produits bio. Et cela correspond exactement à notre concept directeur. Constructions de stabulations ou concepts de gestion des troupeaux: les décisions se basent toujours sur les besoins des animaux. En tenant bien sûr toujours compte des besoins des producteurs. Car il ne faut pas oublier que l’élevage respectueux des animaux ne peut être durable que s’il est économiquement viable.
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Je comprends que cet article vous fasse problème. Si nous l'avons écrit, c'est pour répondre à des producteurs qui se posaient cette question; et nous avons fait vérifier la réponse par les organismes de contrôle bio.
Dans toute loi et tout règlement, des limites entre ce qui est permis et ce qui ne l'est pas sont tracées et peuvent être ressenties comme exagérées ou inutiles. Mais ces lois, toutes imparfaites qu'elles sont, constituent une réalité qui régit de nombreuses activités humaines. Dans votre cas concret, il me semble qu'une manière de réagir serait la suivante:
- informer les visiteurs qu'ils doivent apporter leur pain à un autre éleveur d'animaux;
- les enthousiasmer pour des éléments "positifs" (autres que des interdictions) qui sont constitutifs du bio: par ex. la restriction très forte des concentrés dans l'alimentation des bovins (car les bovins sont faits pour manger des fourrages grossiers) qui améliore la qualité du lait et de la viande, la santé des vaches bio (qui est dans la tendance meilleure qu'en conventionnel: voir le journal bio actualites 710 p. 8 et 9), l'effet positif du bio sur la santé des sols et sur la protection du climat, ... Vous pouvez me contacter si cela vous intéresse: je peux vous fournir des textes ou des éléments qui vous permettent de communiquer avec les visiteurs sur votre ferme. maurice.clerc@fibl.org
L'article sur l'affouragement de vieux pain me laisse perplexe.
Si je comprend que ce dernier soit interdis pour des animaux dont la production va être consommée et commercialisée, je ne saisis pas le sens de la démarche pour des animaux d'agréments (volaille sans oeufs, oiseaux plus ou moins exotiques détenus en volières, chèvres naines etc...)
Notre ferme accueille régulièrement des visiteurs du village et des environs qui viennent en famille voir les animaux, les caresser etc...
Les parents de ces enfants amènent alors du pain sec, apprenant ainsi à leur progéniture une gestion raisonnable des déchets.
Inscrit en reconversion cette année, je vais avoir un peu de peine à expliquer à ces personnes (futur clients bio ???) que ce ne sera plus possible et que ce pain va finir à la poubelle...