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Eric Meili
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Points importants au début de la saison de pâture
Dans les sites favorables de plaine, les vaches vont au pâturage dès le début avril. Après un hiver long et riche en neige, les prairies essayent de regagner le temps perdu et leur croissance devient explosive. Il y a assez d’eau dans le sol pour que le risque d’«emballement» des pâturages soit réel (la croissance des pâturages est explosive au printemps), donc il faut maintenir une forte pression de pâture pour éviter que l’herbe soit soudain trop abondante ou déjà trop vieille.
Combiner pâturage et affouragement d’hiver
Au début de la saison, on pratique une surpâture tout en maintenant l’affouragement d’hiver. Le mieux est que les vaches puissent décider librement ce qu’elles veulent manger, mais cela n’est bien sûr possible que si un pâturage jouxte une stabulation qui reste ouverte et où l’affouragement d’hiver est encore disponible en libre-service. L’herbe en pleine montaison (env. 10 cm de hauteur) est dangereuse car elle peut provoquer des météorisations (tympanisme), et cela d’autant plus que la proportion de légumineuses est élevée. Le fait de combiner la jeune herbe avec des fourrages d’hiver permet de prévenir efficacement le tympanisme.
Pâturage permanent
Dans les sites précoces, on peut passer au pâturage permanent vers la mi-avril. Il faut compter environ 20 ares par vache ou par UGB.
Alpage
L’alpage est la meilleure solution pour optimiser les rendements des prairies intensives. C’est surtout valable pour les élevages de vaches mères et pour les fermes de montagne, où cela permet de faire deux coupes dans les sites favorables. Après leur séjour à l’alpage, les vaches reviennent dans des pâturages frais et on profite de la croissance compensatoire des prairies.
Ne pas puriner les pâturages au printemps
L’idéal est de puriner les prairies en automne, mais pas au printemps, car ainsi les vaches broutent mieux et plus à fond. De nombreux paysans ont cependant déjà dû épandre du purin parce que l’hiver a été long. Le mieux est alors d’épandre 15 m3/ha (dilué à 1:1) sur les prairies en fauche-pâture dont la première utilisation est une coupe. Puisque le seul azote à effet rapide dont disposent les paysans bio est celui du purin ou du lisier, il vaut mieux, si la capacité de stockage le permet, puriner les pâturages en été pour prolonger la période de pâture.








