Cultures
Le fondement de toute ferme bio est un sol sain et fertile. Le renoncement aux intrants de synthèse confère une importance particulière aux méthodes préventives. Les rotations des cultures jouent ainsi un rôle décisif dans les cultures annuelles, ce rôle étant repris dans les cultures pérennes par l’aménagement écologique des environs et le choix des variétés. Les ravageurs sont combattus avec des intrants naturels ou avec des organismes auxiliaires. La sélection variétale a permis à toutes les grandes cultures biologiques – sauf à la pomme de terre – de se passer de tout traitement fongicide, et les agriculteurs disposent de machines de désherbage efficaces comme les herses étrilles, ou, de technologie plus récente, les sarcleuses pilotées par caméra vidéo. Cependant, malgré le recours à aux techniques actuellement disponibles, les agriculteurs bio restent soumis à des risques plus importants et à la nécessité de consacrer plus travail au désherbage et à la fertilisation, l’épandage des engrais organiques prenant plus de temps que celui des engrais chimiques.
- Fumier composté : un must en agriculture biologique
- Analyse de l'activité biologique des sols
- Précautions d’usage lors de l’utilisation des machines d’autrui
- Traitements de plantes avec des extraits végétaux (purins d’ortie…)
- Dérives de produits phyto
Prévenir les dérives de produits phytosanitaires de synthèse par des bandes-tampons - Dérive de produits phytosanitaires conventionnels sur votre parcelle, que faire?
- Faire pousser de l’azote pour la fumure
Les pois d'hiver semés comme engrais vert peuvent produire jusqu'à 150 kg d'azote à l'hectare. - Utiliser des composts externes
Seuls les déchets verts naturels non pollués, les déchets ménagers et de jardin, les copeaux de bois et autres matières analogues sont autorisés en vue du compostage. L’organisme de certification peut autoriser d’autres matériaux organiques et inorganiques si la preuve de leur innocuité est apportée. - Lutte contre les campagnols
En cas d'invasion de rongeurs, la première chose à faire est d'analyser la situation. Les possibilités de lutte directe sont définies dans une disposition d'application de la CLA de Bio Suisse. La description des méthodes autorisées est complétée par les recommandations pratiques des dératiseurs professionnels Jean Malevez et Kathrin Hirsbrunner. - Restriction d’utilisation du calcaire d’algues marines dès 2012
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Bonjour, je ne trouve nulle part une liste precise et detaillée des règles et critères utilisés pour donner le label "bio" à des produits que j'achète à la Migros. Tout est très flou. Qu'est-ce que cela veut dire "en harmonie avec la nature", non pollués. Je voudrais avoir une liste des substances non permises et permises, et à quelles concentrations, dans chacque cas (elevage, culture, etc). Le consommateur n'a AUCUNE information des différences effectives (PRECISES) entre bio et non-bio. Merci sc
Bonjour,
Les produits bio d'origine suisse que la Migros vend répondent aux cahier des charges de Bio Suisse. Par contre, les produits bio d'origine étrangère répondent au Cahier des charges de Bio Suisse ou aux directives bio de l'Union européenne (qui sont moins sévères que celles de Bio Suisse). Vous trouvez en cliquant sur le lien ci-après un résumé de différentes directives bio (dont celles de Bio Suisse) :
https://www.fibl-shop.org/shop/pdf/mb-1386-exigences-agriculture-bio.pdf
Ce résumé a été rédigé pour des agriculteurs et non pour des consommateurs, c'est donc possible que certains mots ne vous soient pas connus. Les directives bio européennes sont moins sévères que celles de Bio Suisse en particulier sur deux points: elles n'exigent pas que l'entier de l'exploitation soit travaillé en bio (une partie de l'exploitation peut rester en agriculture conventionnelle), et elles n'exigent pas qu'une partie des surfaces du domaine agricole soient consacrées au développement de la biodiversité.
Pour votre information, la Coop vend des produits bio , d'origine suisse ou importée, répondant tous aux directives de Bio Suisse. Ces directives sont validées par les agriculteurs bio eux-mêmes en assemblée générale. La plupart des agriculteurs bio (au moins 90 %) sont rattachés au label Bio Suisse.
En ce qui concerne les produits (d'origine naturelle) autorisés en agriculture biologique, vous les trouvez tous dans la Liste des intrants en cliquant sur le lien suivant: www.bioaktuell.ch/fileadmin/documents/ba/bioregelwerk-2011/francais/bs_pro_f/bml_f.pdf . Ce document s'adresse aux professionnels et no pas aux consommateurs, d'où sa complexité. En principe Bio Suisse ne tolère aucun résidu de produit chimique dans ses produits, ou seulement de traces infimes venant de la pollution généralisée de l'environnement et non pas d'une application de produits par le producteur bio.
Si vous avez des questions précises concernant une situation particulière qui vous préoccupe, vous pouvez me téléphoner au 021 619 44 75 ou m'envoyer un mail à l'adresse suivante: maurice.clerc@fibl.org .
Meilleures salutations.
Madame,
Nous vous remercions pour vos remarques , qui concernent l'article "Les plants d'arbuste ne doivent pas forcément être bio". Cet article ne formule pas de recommandations techniques mais donne uniquement une interprétation du cahier des charges. Or le cahier des charges actuel n'interdit pas l'achat d'arbustes non bio, parce que la disponibilité en arbustes bio sur le marché est insuffisante, et leur qualité pose parfois également quelques problèmes. Dès que ces deux problèmes seront résolus, on peut s'attendre à ce que Bio Suisse exige l'achat de plants bio.
Bio Suisse n'incite donc pas à l'achat d'arbustes non bio, bien au contraire: dans la mesure ou il y a déjà une production même minime d'arbustes bio, Bio Suisse encourage à l'achat de ces arbustes, mais sans en faire une obligation qui sera vérifiée lors du contrôle bio.
Concernant les recommandations techniques relatives à la plantation d'une haie, nous ne pouvons qu'encourager les planteurs de haies à tenir compte de vos réflexions, qui sont pleines de bon sens.
Vous trouvez également des recommandations techniques dans les articles suivants sur ce site internet: "De nouvelles haies pour garnir nos paysages" et "Des haies vivantes parce que bien entretenues".
Meilleures salutations
Maurice Clerc, FiBL
Article bien construit et intéressant avec des liens très utiles sur des points cruciaux.
Par contre, certains termes désignant des plantes ne sont pas clairs: est-que la "sanguine" est le cornouiller sanguin? Cette espèce est une plaie!! Je peine à arracher leur envahissement près de ma haie mais aussi dans mes rosiers car elle se répand par les racines et par graines. Il y a des espèces plus intéressantes, mais c'est à adapter au climat et au sol. Un truc est d'observer les sous-bois des forêts naturelles locales ou les vieilles haies entourant d'anciennes propriétés.
Question: Pourquoi les plants d'arbustes de haies ne doivent pas forcément être Bio s'il existe des plants Bio disponibles? Je comprendrais mieux qu'on suggère que les plants ne doivent pas obligatoirement être achetés. J'ai déjà offert des rejets à des collègues Bio. Je trouve assez choquant d'inciter à acheter conventionnel.
Cordiales salutations,
DA